Aya Gold & Silver poursuit l’avancement de son projet polymétallique de Boumadine, dans la région de Drâa-Tafilalet. La société annonce que les travaux préparatoires à l’étude de faisabilité progressent conformément au calendrier établi, tandis qu’une nouvelle évaluation économique préliminaire est également en cours de finalisation.
L’étude de faisabilité, lancée au début de l’année 2026, constitue une étape décisive avant le développement de la future mine. Elle s’appuie sur une vaste campagne de forage destinée à améliorer la connaissance du gisement et à convertir une partie des ressources minérales en réserves exploitables.
Depuis le début de l’année, plus de 102 000 mètres de forage ont déjà été réalisés. L’objectif fixé pour 2026 est de 180 000 mètres, dans le cadre d’un programme global de 360 000 mètres. Les travaux concernent à la fois la définition des ressources existantes et l’extension de la minéralisation sur plusieurs secteurs du gisement, notamment Main, Tizi et Imariren, où le potentiel reste ouvert.
En parallèle, Aya Gold & Silver poursuit les procédures d’appel d’offres pour les principaux marchés liés au projet. Une première sélection d’entreprises spécialisées dans l’exploitation minière à ciel ouvert est en cours avant le lancement d’une consultation concurrentielle, dont l’attribution est attendue au premier semestre 2027. La même démarche est engagée pour la future usine de traitement.
La société avance également sur les infrastructures nécessaires au développement du site. Les études d’ingénierie détaillée concernant l’alimentation en eau ont été lancées avec plusieurs partenaires marocains. Le projet prévoit de recourir aux eaux usées traitées provenant des villes voisines pour couvrir une partie des besoins industriels. Une campagne hydrogéologique doit également évaluer les ressources régionales en eau saumâtre afin de renforcer la sécurité de l’approvisionnement à long terme.
Les travaux préparatoires se poursuivent aussi sur le volet énergétique. L’ingénierie de la future ligne électrique est engagée et les échanges avec l’opérateur national du réseau avancent. Le schéma retenu s’inspire de celui déjà mis en œuvre pour la mine de Zgounder, autre actif exploité par Aya Gold & Silver au Maroc.
Sur le plan métallurgique, les essais conduits par SGS Canada entrent dans leur phase finale. Les premiers résultats confirment les choix techniques retenus pour le procédé de traitement tout en ouvrant des perspectives d’optimisation de l’usine et de la qualité des concentrés.
La société prépare enfin la future chaîne logistique du projet. Des discussions sont en cours avec plusieurs opérateurs portuaires, ferroviaires et logisticiens afin de définir les solutions les plus adaptées pour le transport et l’exportation des concentrés. Parmi les options étudiées figurent la modernisation de certaines infrastructures ferroviaires existantes ainsi que la création de nouveaux terminaux logistiques.
Le développement de Boumadine constitue l’un des principaux projets de croissance d’Aya Gold & Silver. Avec l’avancement simultané des études techniques, des infrastructures et des procédures d’approvisionnement, le groupe poursuit les préparatifs en vue des prochaines étapes de développement du gisement.

