Le Maroc prend la tête de l’Union arabe de l’énergie et des mines

Une nouvelle organisation consacrée aux secteurs énergétique et minier a officiellement vu le jour jeudi à Salé. Réunie en assemblée générale constitutive, l’Union arabe de l’énergie et des mines entend renforcer la coopération régionale dans des domaines devenus centraux pour la sécurité économique, la souveraineté industrielle et la transition énergétique.

Le Maroc a été choisi à l’unanimité pour présider cette structure, dont le siège sera installé à Casablanca. La rencontre a rassemblé des décideurs, des responsables, des experts et des représentants du secteur privé issus de plusieurs pays arabes.

Élu à la tête de l’Union, Salah Eddine El Badry a présenté cette création comme l’aboutissement d’une série de consultations entre les membres fondateurs. Le choix du Maroc pour accueillir l’organisation aurait fait l’objet d’un consensus entre les différentes parties.

La nouvelle instance veut rapprocher les positions des acteurs arabes face à l’instabilité des marchés internationaux, notamment celle des cours du pétrole. Elle prévoit également de favoriser l’élaboration de programmes communs dans l’énergie, les mines et les technologies associées.

Parmi ses priorités figurent le développement des énergies propres, l’intégration de nouvelles technologies, le soutien à la recherche scientifique et la réduction des émissions. L’Union compte aussi accompagner des projets liés aux énergies renouvelables, à l’hydrogène vert et à l’efficacité énergétique.

Son champ d’intervention couvrira également l’industrie minière. L’organisation ambitionne d’encourager une exploitation des ressources conforme aux pratiques internationales, tout en soutenant l’innovation, le transfert de technologies et la gestion durable des richesses naturelles.

L’Union cherchera à développer les investissements arabes et internationaux en mettant en relation les gouvernements, les entreprises, les investisseurs, les universités et les centres de recherche. Elle entend ainsi transformer les ressources énergétiques et minières de la région en projets industriels et en partenariats concrets.

Sa gouvernance reposera sur un Conseil supérieur, un Conseil d’administration, un Secrétariat général et un Conseil consultatif international. Des commissions spécialisées seront consacrées au pétrole, au gaz, aux mines, aux énergies renouvelables, à l’investissement, à l’innovation, à l’entrepreneuriat et aux relations internationales.

À travers cette plateforme, les membres fondateurs veulent renforcer l’intégration économique arabe et améliorer le positionnement de la région dans les industries énergétiques et minières mondiales.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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