Le Maroc figure parmi les pays appelés à contribuer à une force internationale de stabilisation envisagée pour Gaza. Un responsable israélien a indiqué dimanche que le dispositif pourrait réunir 200 membres issus de pays considérés comme partenaires, notamment le Royaume et l’Ouganda.
Cette mission doit encore franchir plusieurs étapes avant son éventuel déploiement. Le cabinet de sécurité dirigé par Benjamin Netanyahu a approuvé le cadre juridique autorisant l’entrée de contingents étrangers dans l’enclave palestinienne, mais chaque participation devra recevoir un feu vert individuel des autorités israéliennes.
Aucun calendrier n’a, pour l’heure, été communiqué. Les membres de cette force seraient positionnés dans des secteurs ne relevant pas du contrôle direct d’Israël.
L’annonce intervient à la veille du déplacement de Benjamin Netanyahu à Washington. Le Premier ministre israélien doit quitter Israël lundi et devrait rencontrer le président américain Donald Trump mardi.
La création de cette force figure dans le plan de cessez-le-feu présenté par Donald Trump après l’accord conclu en octobre 2025. Le projet prévoit une hausse de l’aide humanitaire, la mise en place d’une administration civile composée de technocrates palestiniens, le désarmement du Hamas et un retrait des forces israéliennes.
Sa mise en œuvre reste toutefois bloquée. Le Comité national pour l’administration de Gaza, chargé d’assurer la gestion civile de l’enclave, demeure à l’extérieur du territoire. Le Hamas refuse toujours de déposer les armes, tandis que l’armée israélienne poursuit des opérations presque quotidiennes.
Israël exerce actuellement un contrôle de fait sur environ 64 % de Gaza. La quasi-totalité des deux millions d’habitants vit dans une bande côtière sous contrôle du Hamas, dans un territoire largement détruit après deux années de guerre.
Les autorités israéliennes ont par ailleurs fait savoir qu’elles envisageaient d’étendre leur zone de contrôle à 70 % de l’enclave. Dans ce contexte, la possible participation du Maroc à la force internationale placerait le Royaume au cœur du mécanisme sécuritaire et diplomatique prévu pour accompagner une éventuelle phase de stabilisation.


