La Maison-Blanche a directement mis en cause la politique migratoire du gouvernement espagnol après l’arrivée de milliers de personnes à Sebta depuis le Maroc. Washington estime que la situation découle des orientations qualifiées d’extrême gauche adoptées par Madrid et plusieurs autres capitales européennes.
La porte-parole adjointe de la Maison-Blanche, Anna Kelly, a rappelé les avertissements répétés de Donald Trump sur les conséquences des politiques migratoires menées en Europe. Selon elle, les choix globalistes favorisant une immigration massive exposent les pays concernés à de graves difficultés. Elle a appelé l’Espagne à modifier rapidement son approche.
Cette réaction intervient après une journée marquée par une forte pression migratoire à la frontière de Sebta. Des milliers de personnes, majoritairement de jeunes Marocains, ont rejoint la ville en contournant le môle d’El Tarajal ou en franchissant la clôture frontalière. Des femmes, des enfants et des familles figuraient également parmi les arrivants.
Les autorités espagnoles ont mobilisé des renforts militaires et policiers pour épauler les services chargés de la surveillance de la frontière. Madrid et Rabat ont parallèlement renforcé leur coordination afin d’organiser le retour rapide des personnes entrées de manière irrégulière.
Ces événements ont coïncidé avec la célébration de la Fête du Trône. Dans un communiqué distinct, le Département d’État américain a adressé ses félicitations à S.M le Roi Mohammed VI et au peuple marocain. Washington a également mis en avant une relation d’amitié entre les deux pays vieille de près de 250 ans.
L’administration américaine a profité de cette déclaration pour réaffirmer sa reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Elle a renouvelé son soutien au plan marocain d’autonomie, présenté comme sérieux, crédible et réaliste, et considéré par Washington comme l’unique fondement d’une solution juste, durable et mutuellement acceptable.


