Installé au Maroc depuis son départ du pouvoir, Macky Sall poursuit sa campagne pour le poste de secrétaire général des Nations unies. L’ancien président sénégalais doit se rendre vendredi à Dakar pour une brève visite, la première publique dans son pays depuis la fin de son mandat.
Ce déplacement s’inscrit dans la série de consultations engagées autour de sa candidature. Macky Sall doit notamment rencontrer le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye avant de quitter la capitale dans la foulée.
L’ancien chef de l’État a précisé sur le réseau social X que cette visite était directement liée à sa campagne internationale. Il a aussi exprimé le souhait de revenir ultérieurement à Dakar afin d’échanger avec ses militants et ses sympathisants.
Sa candidature se construit ainsi depuis le Maroc, où il réside actuellement. Ce choix place le Royaume au cœur de la nouvelle étape de son parcours après douze années à la tête du Sénégal.
La visite intervient toutefois dans un contexte politique toujours sensible. Macky Sall reste une personnalité qui divise dans son pays depuis la tentative de report de l’élection présidentielle de 2024, finalement annulée par le Conseil constitutionnel après une période de fortes tensions.
Son bilan économique fait également l’objet de contestations. La Cour des comptes sénégalaise a accusé son gouvernement d’avoir sous-évalué l’endettement et le déficit publics. Les estimations sur les emprunts non déclarés ont ensuite été revues à la hausse par S&P Global Ratings. Macky Sall rejette toute irrégularité.
L’Organisation des Nations unies doit choisir cette année son dixième secrétaire général. Le mandat commencera le 1er janvier 2027 et s’étendra sur cinq ans.
Macky Sall compte parmi les cinq candidats officiellement déclarés. En cas de désignation, il deviendrait le troisième Africain à occuper cette fonction après l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali et le Ghanéen Kofi Annan.
Président du Sénégal de 2012 à 2024, il a accompagné l’entrée du pays dans l’ère de la production pétrolière et gazière. Sa visite à Dakar doit désormais lui permettre de consolider ses soutiens avant une échéance décisive pour la diplomatie africaine.

