Attijari Global Research recommande l’achat du titre CIH Bank et fixe son cours cible à 492 dirhams. Par rapport au niveau de 354 dirhams observé au 31 août, cette valorisation fait ressortir un potentiel d’appréciation de 39%.
Après plusieurs exercices de forte progression, la croissance du Produit net bancaire devrait ralentir en 2026. AGR table sur une hausse de 5%, contre une progression moyenne de 15,8% enregistrée entre 2023 et 2025.
Le rythme devrait ensuite repartir à la hausse. Sur la période 2027-2028, Attijari Global Research anticipe une croissance moyenne du PNB de 12,9%, portée par une dynamique soutenue de l’activité de crédit.
Le coefficient d’exploitation devrait connaître une dégradation temporaire en 2026. Il est attendu à 44,3%, contre 42,9% en 2025.
AGR prévoit toutefois une amélioration progressive de cet indicateur au cours des exercices suivants. À l’horizon 2028, le coefficient d’exploitation devrait revenir à 40,5%, soutenu par l’accélération du Produit net bancaire.
Le coût du risque devrait également évoluer favorablement. Son taux est attendu à 78 points de base en 2026, contre 97 points de base un an auparavant.
Sur 2027 et 2028, AGR anticipe une stabilisation autour de 80 points de base. Ce niveau resterait toutefois supérieur aux références normatives retenues par le management de la banque.
La capacité bénéficiaire devrait continuer de progresser. Le résultat net part du groupe est attendu en hausse de 6,7% en 2026, à 1,162 milliard de dirhams.
Entre 2026 et 2028, son taux de croissance annuel moyen devrait atteindre 16,8%.
La valorisation boursière constitue un autre élément mis en avant par Attijari Global Research. CIH Bank se négocie sur la base d’un P/E 2028 estimé à 8,5 fois, contre un niveau normatif de 18 fois pour le secteur bancaire.
Le dividende devrait aussi soutenir l’attractivité du titre. AGR prévoit une progression annuelle moyenne de 12,6% du dividende par action.
Le rendement moyen du dividende ressortirait ainsi à 5,1% sur la période 2026-2028, soit 100 points de base de plus que celui du secteur bancaire coté.


