Accueil Maroc À Berlin, le Maroc partage son modèle de gestion de l’eau agricole

À Berlin, le Maroc partage son modèle de gestion de l’eau agricole

À Berlin, le Maroc partage son modèle de gestion de l’eau agricole

Le Maroc a pris part à la 18e édition du Forum mondial de l’alimentation et de l’agriculture (GFFA), organisé du 14 au 17 janvier 2026 dans la capitale allemande. Ce rendez-vous international, tenu en marge de la Semaine Verte de Berlin, a réuni plus de 70 ministres et de nombreux acteurs du monde agricole autour d’un thème central : « Eau. Récoltes. Notre avenir ».

Le Royaume était représenté par Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts. La participation marocaine s’inscrit dans une démarche de coopération multilatérale en matière de sécurité alimentaire, face à des enjeux de plus en plus marqués par les effets du changement climatique.

Le forum a placé la question de l’eau au cœur des débats, autour de quatre grands axes : l’usage durable des ressources hydriques, le développement de la bioéconomie bleue, la gouvernance internationale de l’eau et la conciliation entre ses différents usages. Ces travaux ont abouti à l’adoption d’un communiqué ministériel, synthétisant les principales recommandations formulées par les participants.

En parallèle, le Maroc a participé à un panel de haut niveau coorganisé par l’Union Africaine et le ministère fédéral allemand de l’Agriculture. L’occasion de mettre en avant l’expérience du Royaume en matière de gestion intégrée de l’eau, fondée sur la modernisation du secteur agricole et une planification stratégique de long terme.

La stratégie nationale « Génération Green 2020-2030 » a été présentée comme l’un des piliers de cette transformation, avec une priorité donnée à l’efficience de l’irrigation, à l’élargissement des systèmes économes en eau et à l’exploitation de ressources hydriques non conventionnelles. En quinze ans, la part des surfaces irriguées bénéficiant de techniques économes est passée de moins de 10 % à 56 %.

 

Aujourd’hui, l’agriculture irriguée ne représente que 16 % de la surface agricole utile, mais elle joue un rôle clé dans la sécurité alimentaire et la création d’emplois ruraux. Le Royaume a ainsi pu valoriser une approche volontariste, reconnue comme un modèle reproductible à l’échelle du continent africain.

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