À Top Resa, le Maroc muscle sa connectivité aérienne avec la France

La France reste au cœur de la stratégie touristique marocaine. À l’occasion de l’IFTM Top Resa, organisé à Paris du 15 au 17 septembre 2026, l’Office National Marocain du Tourisme entend profiter du premier marché émetteur vers le Royaume pour renforcer les partenariats avec les professionnels du secteur et poursuivre l’élargissement des dessertes aériennes depuis les régions françaises.

Cette dynamique se traduit déjà dans les capacités programmées en 2026. Le nombre de sièges entre les deux pays atteint 6,36 millions, contre 5,93 millions auparavant. La progression s’établit ainsi à 7 %, avec près de 427 000 sièges supplémentaires.

Paris conserve une place prépondérante et représente toujours plus de la moitié des capacités entre la France et le Maroc. L’offre au départ de la capitale française augmente elle-même de 8 %. La croissance gagne toutefois nettement les autres grandes villes de l’Hexagone.

Lyon et Toulouse enregistrent chacune une hausse de 16 %, tandis que Lille affiche une progression de 33 %. L’offre augmente également de 22 % à Rennes et de 9 % à Nantes. Pour l’ONMT, cette évolution doit permettre de diversifier les points de départ vers le Maroc et de renforcer l’accès à la destination depuis plusieurs bassins régionaux français.

Le mouvement doit se prolonger durant l’hiver 2026-2027. Plusieurs nouvelles lignes sont annoncées entre les deux pays. Elles relieront notamment Bastia à Casablanca, Bordeaux à Agadir, Nantes à Essaouira, Strasbourg et Lille à Marrakech, Paris à Tétouan et Oujda, Lille à Casablanca, Nantes à Tanger ainsi que Lyon à Fès.

Ces dessertes seront assurées par Air Corsica, easyJet, Royal Air Maroc, Transavia France et TUI Fly Belgium. Leur ouverture accompagne la stratégie de connectivité aérienne portée par l’ONMT auprès des principaux marchés touristiques du Royaume.

C’est dans ce contexte que l’Office participe à l’édition 2026 de l’IFTM Top Resa. Le Maroc y occupe un pavillon de 424 m² et rassemble 38 co-exposants issus des secteurs public et privé. Compagnies aériennes, opérateurs touristiques, groupes hôteliers, agences de voyages et représentants territoriaux y côtoient notamment Royal Air Maroc et Air Arabia Maroc.

Plusieurs régions marocaines sont représentées, parmi lesquelles Fès-Meknès, Béni Mellal-Khénifra, Casablanca-Settat, Agadir-Souss-Massa et Marrakech-Safi. L’objectif est de présenter aux professionnels français une offre qui ne se limite pas aux destinations les plus établies et de mettre en avant la diversité des territoires du Royaume.

Essaouira et Dakhla occupent une place particulière dans le dispositif cette année. La première est valorisée à travers son patrimoine, son identité culturelle et son offre balnéaire. Dakhla est présentée pour ses activités liées aux sports de glisse, ses manifestations internationales et son potentiel dans le tourisme d’affaires et le segment MICE.

Ce choix permet à l’ONMT de mettre en avant plusieurs facettes de l’offre touristique marocaine, des séjours culturels au balnéaire, en passant par les activités sportives et les déplacements professionnels.

Au-delà de la promotion des destinations, le rendez-vous parisien doit permettre de consolider les relations avec les réseaux de distribution et les acteurs chargés de la commercialisation des séjours. La connectivité aérienne figure également parmi les sujets au centre des échanges.

Avec l’augmentation des capacités et l’arrivée de nouvelles liaisons depuis plusieurs villes françaises, l’ONMT poursuit ainsi son travail sur deux fronts complémentaires. Le premier consiste à rapprocher davantage les territoires marocains des marchés régionaux français. Le second vise à élargir la visibilité de l’offre touristique du Royaume auprès des professionnels internationaux réunis à Paris.

spot_img

L'invité du Nouvelliste Maroc

spot_img