Croissance, inflation et dirham au cœur des nouvelles prévisions de BAM

Bank Al-Maghrib maintient le cap sur son taux directeur. Réuni mardi à Rabat pour sa troisième session trimestrielle de 2026, le Conseil de la Banque centrale a décidé de le conserver à 2,25 %, dans un contexte marqué par une inflation contenue et des perspectives de ralentissement de la croissance marocaine.

Selon les projections présentées à l’issue de la réunion, l’inflation devrait s’établir en moyenne à 0,7 % en 2026. Elle remonterait ensuite à 1,5 % en 2027. Le taux directeur reste ainsi au niveau de 2,25 %, seuil auquel il avait été ramené en mars 2025 avant d’être maintenu lors de réunions ultérieures.

Sur le front de l’activité, Bank Al-Maghrib table sur une croissance de 4,4 % cette année. Le rythme devrait nettement décélérer en 2027, avec une progression du PIB attendue à 2,9 %.

Les échanges extérieurs devraient connaître des évolutions contrastées. Après leur ralentissement, les exportations automobiles reprendraient progressivement pour atteindre 202,2 milliards de dirhams en 2027. Les phosphates et dérivés conserveraient également une trajectoire favorable, avec une hausse attendue de 9,7 % en 2026, soutenue notamment par l’envolée des cours des engrais. Une nouvelle progression de 12,1 % porterait leurs ventes à 122,6 milliards de dirhams l’année suivante.

La facture énergétique pèserait davantage cette année. Elle augmenterait de 28,4 % pour atteindre 138,1 milliards de dirhams, avant de reculer à 116 milliards en 2027.

Les importations de biens d’équipement resteraient, elles, orientées à la hausse. Bank Al-Maghrib prévoit une progression de 15,6 % en 2026, suivie d’une augmentation de 8,8 % l’année suivante. Leur montant avoisinerait alors 250,7 milliards de dirhams.

Les réserves officielles poursuivraient parallèlement leur renforcement. Selon les chiffres communiqués, elles atteindraient 5515,3 milliards de dirhams en 2027, soit l’équivalent de cinq mois et demi d’importations de biens et services.

Du côté du dirham, le taux de change effectif, après une appréciation de 2 % en 2025, devrait se déprécier de 4,1 % en 2026 puis de 2 % en 2027.

Les projections de la Banque centrale font enfin ressortir un déficit budgétaire, hors recettes issues de la cession des participations de l’État, de 3,4 % du PIB en 2026. Il s’établirait à 3,5 % en 2027.

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L'invité du Nouvelliste Maroc

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