Risma ne donnera finalement pas suite à son projet d’acquisition de l’hôtel Bavaro et de deux fonciers à Dakhla. Le groupe hôtelier indique que certaines conditions suspensives prévues dans le compromis de vente n’ont pas été réalisées, mettant ainsi un terme à une opération annoncée quelques semaines auparavant. D’autres projets de développement restent cependant à l’étude.
Cette décision intervient alors que Risma affiche une activité soutenue au premier semestre 2026. Son chiffre d’affaires consolidé atteint 863 millions de dirhams, en progression de 15% sur une base proforma. Sur le deuxième trimestre, les revenus se sont élevés à 465 millions de dirhams, soit une hausse de 10%.
La fréquentation des établissements poursuit également son redressement. Le taux d’occupation s’établit à 64% sur les six premiers mois de l’année, en amélioration de 5 points, tandis qu’il atteint 68% sur le seul deuxième trimestre. Risma relie cette évolution à l’amélioration de son offre après les programmes de rénovation réalisés ces dernières années.
Le semestre a aussi été marqué par la cession du Sofitel Casablanca Tour Blanche, finalisée le 7 mai pour 450 millions de dirhams. Cette opération a contribué à ramener la dette nette du groupe à 1,029 milliard de dirhams à fin juin, contre 1,444 milliard trois mois auparavant. Risma souhaitait notamment mettre fin aux pertes récurrentes générées par cet actif.
Les investissements ont atteint 89 millions de dirhams au premier semestre, essentiellement consacrés à la maintenance et à la rénovation. Ils ressortent en baisse de 66% par rapport aux données proforma de la même période de 2025.
Depuis avril, le groupe assure par ailleurs directement la gestion de ses établissements après la conclusion avec Accor d’un contrat-cadre de franchise portant sur 21 hôtels. Risma élargit ainsi son positionnement à la gestion hôtelière. Le groupe précise également que la situation géopolitique au Moyen-Orient n’a, à ce stade, aucune incidence sur son activité.


