Ezzalzouli blessé : le diagnostic médical d’abord, les spéculations ensuite

À quelques jours de l’entrée du Maroc au Mondial face au Brésil, l’état de santé d’Abdesamad Ezzalzouli alimente déjà les commentaires. Touché au genou droit dimanche contre la Norvège, l’ailier marocain a passé des examens médicaux destinés à déterminer la gravité de sa blessure et ses chances de participer au premier match des Lions de l’Atlas.

Le joueur du Bétis Séville, passeur décisif sur l’ouverture du score de Brahim Diaz, s’est blessé en fin de première période. Il a dû quitter le terrain avec l’aide du médecin de l’équipe nationale et de son assistant.

Pour l’heure, aucune conclusion définitive ne peut être tirée. Selon plusieurs sources, il faut attendre encore quelques heures pour connaître précisément les détails de la blessure avant de prendre une décision. La même source qualifie de spéculations les informations évoquant une absence de trois à quatre semaines, voire un forfait pour le tournoi.

C’est bien là l’enjeu immédiat pour le staff marocain. Dans une phase aussi sensible, chaque blessure est scrutée, amplifiée et parfois interprétée avant même que le diagnostic médical ne soit établi. Le cas Ezzalzouli n’est pas isolé et la prudence reste indispensable, surtout à l’approche d’un premier match aussi exposé que celui contre le Brésil, samedi à East Rutherford, près de New York.

Cette incertitude intervient alors que le Maroc doit déjà composer avec d’autres alertes physiques. Noussair Mazraoui a été touché à une épaule lors du même match contre la Norvège. Sa situation est d’autant plus suivie que sa doublure au poste de latéral gauche, Anas Salah-Eddine, a manqué les derniers entraînements en raison d’une blessure.

Si Mazraoui et Salah-Eddine restent indisponibles, Youssef Belammari apparaît comme le seul arrière gauche de métier disponible pour affronter le Brésil. En défense centrale, Nayef Aguerd poursuit de son côté sa convalescence après une opération liée à une pubalgie, qui l’avait privé de la fin de saison en Ligue 1.

Après le nul contre la Norvège, le sélectionneur Mohamed Ouahbi avait dit espérer que les blessures d’Ezzalzouli et de Mazraoui n’étaient pas graves. À ce stade, le Maroc reste donc dans l’attente. Le diagnostic médical dira si l’inquiétude est fondée. Le reste relève encore du bruit autour d’un Mondial qui approche.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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