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Finale de la CAN : le Maroc a répondu au chaos sénégalais par le football, le vrai !

Finale de la CAN : le Maroc a répondu au chaos sénégalais par le football, le vrai !

Au terme d’une Coupe d’Afrique des Nations marquée par des tensions sportives et extra-sportives, le Maroc a préféré perdre la compétition avec l’élégance de ceux qui refusent de céder à la provocation. Alors que le Sénégal a quitté la pelouse en pleine rencontre, dans un geste largement critiqué pour son manque de fair-play, les Lions de l’Atlas ont choisi de rester fidèles à une certaine idée du football.

La scène avait de quoi troubler. En pleine demi-finale, les joueurs sénégalais ont décidé de quitter le terrain, protestant contre une décision arbitrale. Un geste rare, d’autant plus retentissant qu’il a rompu l’esprit de la compétition. Face à cet acte considéré comme une rupture de civisme sportif, le Maroc n’a pas réagi par la polémique. Les joueurs ont poursuivi leur match avec sérieux, sans chercher à instrumentaliser cet abandon.

Plus encore, en finale, les Lions de l’Atlas ont montré un visage différent de celui auquel le football africain nous a souvent habitués. Technique, collectif, fluide, leur jeu s’est démarqué du style foncièrement physique et même rugueux dominant sur le continent. Cette approche assumée, résolument tournée vers le jeu, a offert une lecture contrastée du niveau tactique de la compétition.

La défaite en finale n’a pas terni cette image. Le penalty manqué par Brahim Diaz (geste volontaire ou non nul ne le sait vraiment) est venu clore un parcours marqué par la maîtrise et la retenue. Aucun débordement, aucun mot plus haut que l’autre… seulement du football, et une forme de dignité dans la défaite. Parfois il faut savoir perdre pour gagner vraiment…

À l’heure des calculs et des gestes d’humeur, le Maroc a choisi une autre voie. Celle du respect, du jeu et de la constance. Une manière de rappeler que dans le sport, la manière compte autant que le résultat. Et qu’un finaliste peut sortir grandi, quand il refuse de gagner à n’importe quel prix. Pendant ce temps, le Maroc continue d’attirer les éloges. Son style, plus technique que physique, plus collectif qu’individualiste, s’est détaché du schéma habituel d’un football africain souvent dominé par la puissance physique. Un choix assumé qui a trouvé un écho auprès de nombreux observateurs, qui saluent une équipe restée fidèle à ses principes jusqu’à la dernière minute.

Du côté sénégalais, la victoire obtenue dans ce contexte a laissé un goût amer. Si le score leur a donné raison sur le papier, la manière interroge. Ce succès, arraché au milieu d’une controverse, a suscité de nombreuses critiques, aussi bien sur le fond que sur la forme. Une performance entachée par une décision collective difficile à justifier, qui a éclipsé les qualités sportives pourtant réelles de l’équipe.

L’épisode ne s’est pas refermé avec le coup de sifflet final. Une enquête a été ouverte par la Confédération africaine de football pour déterminer les responsabilités autour de cette interruption volontaire. Si les faits sont confirmés, le Sénégal pourrait s’exposer à des sanctions. Les règlements de la CAF permettent, dans certains cas, d’invalider un match et de le déclarer perdu par forfait en cas d’abandon injustifié. Rien n’indique pour l’instant que cette option sera retenue, mais la procédure est en cours et la question reste toujours ouverte.

Enfin et malgré une organisation saluée à l’unanimité hors du continent, le Maroc a été la cible de nombreuses critiques venues de l’Afrique elle même ! Logistique, programmation, arbitrage… chaque détail a donné lieu à des remises en question, souvent sans fondement. Un contraste frappant avec les retours internationaux, qui placent cette édition parmi les plus réussies de l’histoire de la CAN, tant sur le plan sportif que structurel. La critique stérile et gratuite n’est-elle pas, au fond, une rançon du succès ?

Le trophée lui a échappé, mais le Maroc n’en sort pas perdant pour autant. Il a offert une image de rigueur, de maîtrise et de fair-play. À rebours des tensions et des débordements, les Lions de l’Atlas ont choisi le terrain plutôt que les polémiques. Un message fort, à une heure où le football africain cherche encore à grandir…

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