Alors que le président de la Fédération espagnole de football, Pedro Rocha, vient publiquement d’affirmer que la finale du Mondial 2030 « doit se jouer au Bernabéu », cette revendication relance le débat sur le choix de la ville hôte du match le plus attendu de la compétition. Mais derrière cette prise de position, la réalité des faits et des infrastructures donne une toute autre lecture; le Maroc s’impose, de plus en plus clairement, comme le candidat le plus solide et légitime pour accueillir la finale de la Coupe du Monde 2030.
À Madrid, le stade Santiago Bernabéu, récemment rénové, fait l’objet de critiques croissantes. Plusieurs médias espagnols ont rapporté des fuites d’eau survenues à l’intérieur de l’enceinte dès les premières pluies. Ces infiltrations ont affecté des zones entières destinées à accueillir du public et des loges haut de gamme. Le Real Madrid lui-même, selon plusieurs sources relayées par la presse ibérique, aurait exprimé des inquiétudes face aux défauts d’étanchéité constatés dès l’automne 2025, pointant du doigt l’exécution de certains chantiers.
Par ailleurs, la ville de Madrid a récemment été marquée par un grave accident ferroviaire qui a fait une cinquantaine de morts, relançant les interrogations sur la pression que ferait peser un événement de cette ampleur sur des infrastructures urbaines déjà limitées.
Face à cela, le Maroc avance des arguments bien plus solides. Le Royaume est actuellement en train de construire le plus grand stade au monde à Ben Slimane, un complexe ultramoderne conçu dès le départ pour répondre aux exigences techniques et sécuritaires de la FIFA. Cet équipement viendra s’ajouter à un réseau d’infrastructures sportives déjà renforcé à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, pour laquelle le Maroc a démontré une capacité d’organisation unanimement saluée.
Malgré les incidents survenus lors de la finale, aucun manquement structurel ou organisationnel n’a été attribué aux autorités marocaines. Les faits relèvent de comportements individuels, en l’occurrence du retrait volontaire des joueurs sénégalais, qui a entraîné une interruption du match.
Sur un autre registre, le stade Prince Moulay Abdallah, mais aussi tous les autres stades marocains ayant accueilli les matchs de la CAN 2025, ont fait preuve d’une résilience exemplaires; malgré des conditions météorologiques difficiles, la pelouse a parfaitement tenu, sans flaques ni ralentissement du jeu. Aucun match n’a été décalé ou reporté à cause des intempéries survenues ces dernières semaines dans le Royaume. Ce point a été relevé par plusieurs observateurs, alors que de nombreux stades européens, y compris en Espagne, subissent des dégradations fréquentes liées à la pluie.
Au-delà des critères techniques, le Maroc bénéficie d’un positionnement géographique unique. Véritable pont entre l’Afrique, l’Europe et le monde arabe, le Royaume est idéalement situé pour incarner la portée mondiale d’une finale de Coupe du monde. L’Afrique, qui n’a accueilli qu’une seule finale de Mondial (en 2010 en Afrique du Sud), attend depuis seize ans une nouvelle occasion d’écrire l’histoire. Dans cette configuration inédite à trois pays, il semblerait logique, pour l’équilibre et la symbolique du tournoi, que le match le plus emblématique se joue enfin sur le sol africain.
Derrière les déclarations d’intention, la décision finale reviendra à la FIFA. Mais à la lumière des éléments factuels (qualité des infrastructures, capacité organisationnelle, sécurité, climat politique stable, et portée symbolique), le Maroc apparaît comme le choix le plus légitime et le plus tangible pour accueillir la finale du Mondial 2030.
