En 2025, le Fonds d’Équipement Communal a accéléré son activité de financement, porté par une dynamique soutenue des investissements territoriaux. Les engagements ont frôlé 3,4 milliards de dirhams, en progression de 31 pour cent sur un an, tandis que les décaissements ont atteint 2,7 milliards, en hausse de 46 pour cent, selon les données publiées le 24 février 2026 .
Cette montée en régime s’inscrit dans un encours de créances relativement stable, à 27 614 millions de dirhams fin 2025 contre 27 459 millions un an plus tôt . L’établissement met en avant une approche fondée sur l’intégration des critères environnementaux, sociaux et climatiques dans sa gestion des risques. À fin décembre, plus de 92 pour cent des projets engagés relevaient des catégories C et D, correspondant à des niveaux de risque jugés faibles ou maîtrisables .
Sur le plan financier, le produit net bancaire s’est établi à 659 millions de dirhams à fin 2025, contre 672 millions un an auparavant. Sur le seul quatrième trimestre, il ressort à 168 millions, en léger recul par rapport aux 177 millions enregistrés à la même période de 2024 .
L’année a également été marquée par un recours actif au marché. En décembre, le FEC a bouclé un emprunt obligataire de 2 milliards de dirhams, sursouscrit près d’une fois et demie, traduisant la confiance des investisseurs . Parallèlement, la part des financements mobilisés auprès des bailleurs internationaux a dépassé 23 pour cent des ressources d’emprunt, contre 18 pour cent un an plus tôt et 7 pour cent en 2020, après notamment l’approbation d’un financement de 150 millions d’euros par la Banque africaine de développement .
L’endettement financier reflète cette diversification. Les emprunts financiers intérieurs atteignent 8 287 millions de dirhams fin 2025, contre 7 338 millions un an plus tôt, tandis que les emprunts financiers extérieurs progressent à 22 908 millions . Les emprunts de trésorerie reculent à 8 325 millions, et les dettes subordonnées s’élèvent à 5 281 millions .
Dans un contexte marqué par la recherche d’un équilibre entre conditions de financement attractives et préservation des équilibres financiers, l’institution confirme son positionnement au service du développement durable des territoires, en s’appuyant sur une structure de ressources plus diversifiée et une gestion des risques encadrée.
