Jazzablanca démarre fort avec Robbie Williams et Faouzia

Jazzablanca a lancé sa 19e édition à Casablanca avec deux premières soirées portées par Robbie Williams, Faouzia et une programmation mêlant jazz, soul, funk, gnaoua et pop internationale.

Le festival a ouvert jeudi 2 juillet avec Robbie Williams, qui se produisait pour la première fois en Afrique du Nord. Son concert sur la Scène Casa Anfa a constitué le moment le plus attendu de la soirée d’ouverture, devant un public venu nombreux à Anfa Park.

L’artiste britannique a livré un show fédérateur, construit autour de titres connus de plusieurs générations. Il a aussi adressé plusieurs clins d’œil au public marocain, saluant la qualification de l’équipe nationale et lançant un « Dima Maghreb » repris par les festivaliers.

Avant lui, Deluxe avait installé une ambiance festive avec un concert mêlant funk, pop, hip-hop et électro. Sur la Scène 21, Yazz Ahmed a ouvert la programmation d’Anfa Park avec un jazz marqué par les sonorités du Moyen-Orient, suivie par Bab L’Bluz, qui a proposé un registre plus électrique entre rock, influences gnaoua et transe contemporaine.

Au Parc de la Ligue Arabe, la programmation gratuite a débuté avec Asmaa Hamzaoui & Bnat Timbouktou. Le groupe a présenté une lecture féminine et actuelle de la tradition gnaoua, dans un espace en accès libre qui a permis d’élargir l’expérience du festival au cœur de la ville.

La deuxième soirée, vendredi 3 juillet, a été marquée par le premier concert de Faouzia au Maroc. Née à Casablanca et installée au Canada, la chanteuse maroco-canadienne a choisi Jazzablanca pour retrouver le public marocain, dans un moment très attendu sur la Scène Casa Anfa.

Son passage a donné à cette soirée une dimension particulière, entre retour symbolique et rencontre directe avec un public qui la suivait jusque-là surtout à distance. La séquence a compté parmi les temps forts du début de cette édition.

Cory Wong a ensuite pris le relais avec un concert plus électrique. Le guitariste américain a porté Anfa Park dans un registre funk énergique, confirmant la place du groove dans la programmation de cette 19e édition.

La soirée avait commencé au Parc de la Ligue Arabe avec Urban Folklore, formation basée à Rabat, qui a proposé un répertoire instrumental entre jazz, funk et influences contemporaines. À Anfa Park, Theo Croker a lancé la Scène 21 avec un jazz urbain traversé par le groove, avant Selah Sue and The Gallands, dans une ambiance plus vocale entre soul moderne et accents pop.

Cette édition marque aussi une évolution du dispositif. Anfa Park a été réaménagé pour offrir un parcours plus fluide, avec un Village repensé, des espaces de détente, des animations et un food court élargi réunissant plus de 27 enseignes. La Table Clandestine by Chef Baya complète l’expérience sur réservation, depuis une terrasse située face à la Scène 21.

Avec ces deux premières soirées, Jazzablanca confirme son positionnement de festival urbain, ouvert sur plusieurs esthétiques musicales et pensé comme une expérience à l’échelle de la ville. Entre grandes têtes d’affiche internationales, artistes marocains et scènes gratuites, l’édition 2026 installe d’emblée un rythme dense pour dix jours de concerts.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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