La croissance de l’économie marocaine devrait légèrement ralentir au deuxième trimestre 2026, tout en restant à un niveau élevé. Le Haut-Commissariat au Plan anticipe une progression du produit intérieur brut de 4,7 % entre avril et juin, après une hausse estimée à 5 % au premier trimestre.
Ce tassement reste limité et s’explique principalement par un effet de base après le rebond observé au début de l’année. L’activité continuerait d’être soutenue par la bonne tenue de la demande intérieure et par les retombées positives de la campagne agricole, favorisée par les importantes précipitations enregistrées durant l’hiver.
Le HCP souligne que l’économie marocaine a résisté au renchérissement des prix de l’énergie observé en mars. La progression des activités agricoles et la résilience des services ont permis de préserver la dynamique de croissance au premier trimestre.
L’agriculture devrait continuer à jouer un rôle moteur. Au premier trimestre, l’activité agricole aurait progressé de 14,8 %, portée par une pluviométrie supérieure de 86,6 % à celle d’une année normale. Cette amélioration a soutenu l’emploi et renforcé la contribution du secteur primaire à la croissance nationale.
Les activités non agricoles restent également bien orientées, même si certaines branches comme les industries extractives et le bâtiment montrent des signes de ralentissement. Les services, en revanche, continuent de progresser, avec une amélioration estimée à 4,3 %.
Le HCP fonde ses prévisions sur un prix du pétrole compris entre 85 et 100 dollars le baril. L’organisme estime que l’impact de cette hausse sur l’inflation pourrait être atténué par les subventions publiques destinées à stabiliser les prix de l’électricité, du gaz butane et des transports publics.
Pour l’ensemble de l’année 2026, le HCP table toujours sur une croissance de 5 %, tandis que le Fonds monétaire international prévoit de son côté une progression de 4,4 %, après 4,9 % en 2025.
