Adoptée le 12 décembre 2024 en Conseil de gouvernement, la Politique actionnariale de l’État tarde encore à entrer en vigueur. C’est ce que souligne le rapport annuel 2024-2025, qui constate l’absence d’un véritable démarrage opérationnel, malgré l’importance stratégique que revêt ce dispositif dans la réforme du secteur public.
Cette politique vise à encadrer l’intervention de l’État en tant qu’actionnaire au sein des établissements et entreprises publics, dans une logique de performance, de transparence et d’optimisation des ressources. Son adoption marquait une étape attendue dans la refonte du portefeuille public, en ligne avec les orientations de rationalisation de la sphère étatique. Mais sa mise en œuvre reste suspendue, faute de mécanismes d’exécution clairement définis.
Ce retard s’inscrit dans un contexte plus large où le programme de restructuration des établissements à caractère non commercial avance lentement. En cause, l’absence d’un cadre décisionnel dédié, ce qui rend les opérations programmées tributaires de la seule initiative des départements ministériels de tutelle. Le rapport appelle à créer une instance capable d’assurer un pilotage cohérent et d’accélérer les processus engagés.
Par ailleurs, le document met en avant le bilan jugé positif du développement des énergies renouvelables jusqu’en 2024. Il insiste néanmoins sur la nécessité d’intensifier les efforts pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030. Le plan d’équipement électrique 2025-2030, qui prévoit l’installation de 15.672 MW pour un investissement de 120 milliards de dirhams, constitue un levier central de cette stratégie, avec 12.445 MW issus de sources renouvelables.
Le gaz naturel, considéré comme une énergie de transition, est également identifié comme un vecteur complémentaire pour accompagner l’essor des énergies propres. Le rapport insiste sur l’importance d’un cadre juridique clair pour son développement, ainsi que sur le renforcement de la gouvernance énergétique et la mise en place de mécanismes de suivi efficaces.
