L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux a dévoilé ce 27 janvier ses priorités pour l’année 2026, dans la continuité des avancées enregistrées en 2025 sur l’ensemble des segments du marché. Le régulateur entend renforcer son action pour accompagner la croissance du marché des capitaux, soutenir le financement de l’économie nationale et répondre aux enjeux de transformation du secteur.
Structurée autour du plan stratégique 2024-2028, la feuille de route 2026 de l’AMMC repose sur cinq axes majeurs. L’objectif affiché est clair : faire du marché des capitaux un levier durable, accessible et efficient, au service de l’investissement productif, de la protection de l’épargne et de la compétitivité du Royaume.
Parmi les priorités annoncées, figurent le soutien aux opérations de financement via le marché et l’accompagnement de la dynamique boursière. L’AMMC prévoit aussi d’intensifier son engagement sur les enjeux de durabilité, avec la mise en œuvre d’un cadre stratégique dédié à la finance durable et à la gouvernance, tout en misant sur l’innovation financière pour promouvoir de nouvelles solutions de financement et renforcer l’inclusion.
L’éducation financière reste également un axe de travail central. L’Autorité souhaite élargir le périmètre de ses actions de sensibilisation et consolider les dispositifs d’habilitation des acteurs. La supervision du marché sera adaptée aux mutations en cours, avec une approche renforcée par les risques, une vigilance accrue sur l’intégrité du marché et des contrôles davantage orientés sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
En parallèle, l’AMMC poursuivra sa transformation interne en s’appuyant sur la digitalisation et l’intelligence artificielle, tout en investissant dans la montée en compétences de ses équipes et dans sa démarche RSE.
Les résultats enregistrés en 2025 confirment une forte dynamique. Les émissions obligataires ont plus que doublé, tandis que le marché actions a bondi de près de 70 %, porté par trois introductions en bourse totalisant 6 milliards de dirhams. La gestion collective a enregistré une progression marquée, avec un encours net en OPCVM atteignant 84,8 milliards de dirhams, presque le double de l’année précédente. Quant à la titrisation, elle a franchi un cap, passant de 2,4 à 15,5 milliards de dirhams sur un an.
L’AMMC a également élargi le cadre réglementaire de la gestion d’actifs, encadré le marché à terme, soutenu les fintechs, renforcé ses partenariats internationaux et intensifié la surveillance des abus de marché. La cybersécurité, la stratégie Data et la digitalisation des contrôles ont été consolidées, au même titre que l’engagement pour la lutte contre le blanchiment.
