Le développement de l’aquaculture prend une nouvelle dimension au Maroc. Le Royaume compte désormais 244 projets en activité, pour une capacité de production visée proche de 90 000 tonnes par an, selon les données présentées lors de la 27e session du Conseil d’administration de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture.
Réuni mardi à Rabat sous la présidence de Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, le Conseil a mis en avant la progression d’une filière qui attire un nombre croissant d’investisseurs. Cette dynamique est soutenue par les mécanismes d’accompagnement déployés au profit des porteurs de projets et par l’amélioration graduelle de l’environnement des affaires.
Zakia Driouich a rappelé que le Maroc, sous la conduite éclairée de S.M le Roi Mohammed 6, a fait de la valorisation durable de ses ressources maritimes et du développement de l’économie bleue une orientation stratégique. L’aquaculture s’inscrit dans cette ambition en tant que composante majeure de la stratégie Halieutis.
La filière doit contribuer à diversifier la production halieutique nationale tout en répondant à plusieurs priorités. Elle participe à la sécurité alimentaire, à l’exploitation durable des espaces maritimes, à l’attraction des investissements et au développement économique des territoires côtiers.
Les avancées ne concernent pas uniquement le nombre de projets. La chaîne de valeur se structure progressivement, de la production des semences aquacoles jusqu’au conditionnement des produits destinés aux marchés.
Le développement des écloseries nationales doit sécuriser l’approvisionnement des exploitations et réduire leur dépendance aux semences importées. Cet enjeu est considéré comme déterminant pour stabiliser la production et accompagner la montée en puissance des fermes aquacoles.
En aval, le renforcement des unités de conditionnement et de valorisation doit améliorer la qualité des produits et leur compétitivité. Cette évolution permet aussi de conserver une part plus importante de la valeur ajoutée au Maroc et d’en faire bénéficier davantage les opérateurs du secteur.
Les administrateurs ont également relevé les mesures de soutien accordées aux intrants stratégiques. Ces dispositifs visent à réduire certaines contraintes de production, à faciliter le lancement de nouveaux projets et à renforcer la viabilité économique des investissements déjà engagés.
L’ouverture internationale accompagne cette progression. L’ANDA poursuit sa coopération avec la Banque mondiale, la Banque islamique de développement et l’Agence japonaise de coopération internationale. Ces partenariats portent sur l’assistance technique, la formation, l’innovation et la mobilisation de nouveaux financements.
Le Conseil d’administration a par ailleurs examiné les travaux de ses comités spécialisés dans les domaines de la gouvernance, de la stratégie, de l’investissement et de l’audit.
Le rapport d’activité de l’Agence ainsi que ses états financiers pour l’exercice 2025 ont été approuvés. Ces comptes ont été certifiés sans réserve par le commissaire aux comptes.
Avec 244 projets actifs et une capacité cible proche de 90 000 tonnes, l’aquaculture s’installe progressivement comme un nouveau pilier de l’économie maritime marocaine. La poursuite des investissements dans les écloseries, la transformation et l’accompagnement des opérateurs sera déterminante pour convertir ce potentiel en production effective.

