Le Maroc figure parmi les marchés sur lesquels l’AS Monaco a accéléré son développement numérique durant la saison 2025-2026. Grâce à des contenus Facebook ciblés sur le Royaume et l’Algérie, le club a gagné 258 000 abonnés, selon les données communiquées par Samba Digital.
Cette progression représente 20 % de l’ensemble des nouveaux abonnés recrutés par l’AS Monaco sur Facebook pendant la saison. Elle repose sur le geo-fencing, une méthode permettant de réserver certaines publications aux utilisateurs situés dans des pays déterminés, sans multiplier les comptes officiels.
Le principe permet ainsi à un club de conserver une présence internationale centralisée tout en adaptant ses publications aux différents marchés. Langues, joueurs mis en avant, références culturelles et actualité locale peuvent varier selon les audiences visées.
Pour l’AS Monaco, le Maroc et l’Algérie s’inscrivent dans une stratégie plus large tournée vers le continent africain. En Afrique subsaharienne, les contenus géolocalisés diffusés sur Facebook ont généré 664 000 nouveaux abonnés, soit 50 % du recrutement réalisé par le club sur cette plateforme.
Samba Digital affirme privilégier des équipes maîtrisant les langues et dialectes des marchés concernés. La stratégie éditoriale repose également sur la mise en avant de joueurs liés aux pays ciblés et sur l’intégration des principaux rendez-vous culturels, religieux ou sportifs locaux.
D’autres acteurs du football ont adopté la même approche durant la saison 2025-2026. La Ligue 1 a notamment gagné 2,5 millions d’abonnés sur Facebook en Afrique, ce qui a représenté 66 % de son recrutement annuel. Sur TikTok, ses contenus globaux et géolocalisés ont généré 5,2 millions de nouveaux abonnés et 578 millions de vues.
Le ciblage géographique a également été déployé en dehors du continent. Chelsea a enregistré 538 000 abonnés supplémentaires et 227 millions d’impressions sur Instagram au Brésil. Sur le même marché, l’Olympique Lyonnais a gagné 362 000 abonnés brésiliens et totalisé 71 millions d’impressions.
L’expérience menée par l’AS Monaco au Maroc et en Algérie montre ainsi la place accordée aux marchés locaux dans les stratégies numériques internationales des clubs. Plutôt que de proposer exactement les mêmes publications à l’ensemble de leur audience, ils peuvent conserver leur compte principal tout en diffusant des contenus différents selon les pays.


