Le Maroc et les États-Unis lancent un centre de formation militaire pour l’Afrique

Le Maroc accueillera un centre conjoint de formation et d’expérimentation militaire destiné aux partenaires africains. Les Forces Armées Royales et leurs homologues américaines ont signé un mémorandum d’entente portant sur la création de cette structure multidomaines.

L’accord a été conclu lundi au siège de l’US AFRICOM à Stuttgart, en Allemagne. Il a été signé par le Général d’Armée Dagvin Anderson, Commandant de l’US AFRICOM, et le Général de Corps d’Armée Mohammed Berrid, Inspecteur Général des Forces Armées Royales et Commandant la Zone Sud.

Le responsable marocain conduit une importante délégation dans le cadre d’une visite de travail auprès du commandement américain pour l’Afrique. Cette séquence marque une nouvelle étape dans la coopération militaire entre Rabat et Washington.

Le futur centre doit renforcer la préparation opérationnelle conjointe et améliorer l’interopérabilité entre les forces marocaines et américaines. Il accueillera également des activités d’entraînement et d’expérimentation au profit de pays partenaires du continent.

La structure est appelée à devenir un pôle régional consacré au développement des capacités militaires et à l’innovation dans le domaine de la défense. Elle doit permettre aux forces participantes de mieux se préparer aux menaces communes et de contribuer à la stabilité régionale.

Selon l’État-Major Général des FAR, ce projet vient conforter le rôle du Maroc dans la coopération sécuritaire en Afrique. Le centre offrira un cadre commun pour les exercices, le partage d’expérience et l’expérimentation de nouvelles approches opérationnelles.

Le mémorandum s’inscrit dans la feuille de route 2026-2036 sur la coopération en matière de défense entre le Maroc et les États-Unis. Ce cadre décennal avait été signé à Washington le 16 avril 2026.

L’accord prolonge des relations anciennes entre les forces armées des deux pays. Il repose sur une coopération stratégique, une confiance mutuelle et une volonté commune de renforcer les capacités de réponse face aux risques sécuritaires partagés.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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