Les entreprises marocaines des services marchands non financiers abordent le troisième trimestre 2026 avec des perspectives globalement favorables. Selon l’enquête de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan, 50% des chefs d’entreprise interrogés s’attendent à une progression de leur activité, contre 15% qui prévoient un recul.
Les transports figurent parmi les principaux moteurs attendus. Les dirigeants anticipent une amélioration dans le transport aérien, l’entreposage et les services auxiliaires des transports ainsi que dans les transports terrestres et par conduites. L’hébergement devrait également évoluer favorablement.
Les perspectives sont moins bien orientées dans plusieurs autres branches. Une baisse d’activité est attendue dans la restauration, la programmation et diffusion ainsi que les activités de poste et de courrier.
Les prévisions concernant la demande confirment cette orientation. Quelque 45% des patrons du secteur tablent sur une hausse au troisième trimestre, tandis que 17% envisagent une diminution.
Les intentions de recrutement restent plus partagées. Une augmentation des effectifs est anticipée par 30% des chefs d’entreprise, alors que 19% s’attendent à une baisse.
Ces perspectives interviennent après un deuxième trimestre marqué par une progression de l’activité dans les services marchands non financiers. Une hausse a été constatée par 66% des dirigeants interrogés, tandis que 8% ont fait état d’un recul.
Les télécommunications, le transport aérien ainsi que l’entreposage et les services auxiliaires des transports ont soutenu cette évolution. À l’inverse, la publicité et les études de marché, les activités de poste et de courrier ainsi que la programmation et diffusion ont enregistré une orientation défavorable.
Le taux d’utilisation des capacités de prestation s’est établi à 75% au cours de cette période. Les carnets de commandes ont été jugés normaux par 85% des patrons. Sur le front de l’emploi, 37% des dirigeants ont signalé une augmentation des effectifs, contre 18% ayant constaté une diminution.
La situation apparaît plus stable dans le commerce de gros. Pour le troisième trimestre, 68% des grossistes interrogés anticipent une stabilité du volume global de leurs ventes. Une progression est attendue par 21% d’entre eux.
Les perspectives diffèrent toutefois selon les activités. Les ventes devraient progresser dans les autres commerces de gros spécialisés, qui comprennent principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux, ainsi que dans le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac.
Le commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication devrait, en revanche, connaître une baisse des ventes.
Les commandes attendues au troisième trimestre sont considérées comme normales par 73% des chefs d’entreprise du secteur. Les effectifs devraient également peu évoluer, 79% des grossistes prévoyant une stabilité de l’emploi.
Au deuxième trimestre, 60% des professionnels du commerce de gros avaient déjà fait état d’une stabilité de leurs ventes sur le marché local. Une augmentation avait été constatée par 21% des répondants.
Cette évolution avait notamment été portée par le commerce de gros d’autres équipements industriels et celui des biens domestiques. Les autres commerces de gros spécialisés avaient, à l’inverse, enregistré une baisse de leurs ventes.
L’emploi était resté stable pour 75% des chefs d’entreprise interrogés. Les stocks de marchandises étaient considérés comme normaux par 87% des grossistes. Quant aux prix de vente, 33% des professionnels avaient constaté une hausse, tandis que 58% faisaient état d’une stabilité.


