À la veille du match décisif face à la Tunisie en phase à élimination directe de la Coupe d’Afrique des nations 2025, le sélectionneur du Mali, Tom Saintfiet, a tenu une conférence de presse marquée par le respect de l’adversaire, la lucidité sur les insuffisances offensives de son équipe et la détermination à franchir un cap dans la compétition.
Pour le technicien belge, l’enjeu est clair : « Ce sont des finales. Tu gagnes, tu restes, tu perds, tu pars ». Face à une sélection tunisienne qu’il considère comme l’une des grandes nations du football africain, Saintfiet ne cache pas son admiration. Il classe d’ailleurs la Tunisie, aux côtés du Maroc, de l’Algérie et de l’Égypte, parmi les favoris au titre, soulignant la qualité de son effectif, son organisation tactique et son équilibre entre expérience et jeunesse.
Tom Saintfiet reconnaît un manque d’efficacité criant lors du premier tour, malgré trois matches nuls synonymes de qualification. Il évoque notamment le penalty manqué contre la Zambie, le peu d’occasions créées face aux Comores et la frustration née du match contre le Maroc. « Avoir la possession ne suffit pas. Nous devons créer des occasions et marquer », a-t-il martelé, indiquant que les derniers entraînements ont été axés sur un jeu plus vertical et plus incisif.
Sur le plan défensif, le sélectionneur se veut toutefois rassurant. Le Mali n’a encaissé que deux buts dans le tournoi et affiche une solidité confirmée lors des qualifications. « La Tunisie marque beaucoup, mais nous avons une bonne défense. J’ai confiance en mes joueurs », affirme-t-il.
Interrogé sur l’état de santé du groupe, Tom Saintfiet a confirmé plusieurs absences notables, dont celle de Daoussou Diarra, victime d’une rupture des ligaments, ainsi que l’indisponibilité de Sékou Niakaté et l’incertitude autour d’Hamari Traoré. Il a également évoqué la suspension de Doudou Haidara, tout en soulignant la profondeur de son effectif et son refus de chercher des excuses.
Concernant l’éventualité des tirs au but, le sélectionneur a assuré que cet exercice est travaillé quotidiennement, tout en espérant que le Mali puisse faire la différence avant d’en arriver là.
Enfin, Tom Saintfiet a insisté sur l’importance de l’expérience et du sang-froid dans ce type de rendez-vous. « Dans un tournoi, il ne s’agit pas seulement de bien jouer, mais de rester en vie le plus longtemps possible », a-t-il conclu.
Le message est clair : respect de l’adversaire, mais aucune peur. Le Mali sait qu’il devra élever son niveau de jeu pour poursuivre son aventure continentale.
