Pétrole : le Maroc dans les échanges de fioul lourd avec le hub ARA

Les stocks de produits pétroliers détenus de manière indépendante dans le hub Amsterdam-Rotterdam-Anvers ont reculé d’environ 1 % sur une semaine, pour tomber à leur plus bas niveau depuis novembre 2014, selon les données d’Insights Global publiées jeudi.

Le Maroc apparaît dans les flux sortants de fioul lourd depuis la zone ARA, aux côtés de l’Estonie, du Danemark, de la Finlande, de la France, de la Norvège et de la Suède. Cette mention intervient dans un marché européen de stockage sous tension, marqué par un recul de presque toutes les catégories de produits, à l’exception de l’essence.

Les stocks globaux se sont établis à 4,42 millions de tonnes métriques. La baisse est principalement liée au repli des réserves de naphta, de gazole, de fioul lourd et de carburants aviation.

Les stocks de fioul lourd ont reculé de 3,1 % sur la semaine, à 539 000 tonnes. Ils atteignent ainsi leur plus bas niveau depuis novembre 2014, dans un contexte de hausse des exportations. Les cargaisons sortantes de fioul lourd depuis la zone ARA ont notamment pris la direction de l’Allemagne, de Singapour, de l’Espagne et des États-Unis, tandis que les cargaisons entrantes mentionnent le Maroc parmi les origines.

L’essence fait exception à la tendance générale. Ses réserves ont progressé de 7,5 %, à 1,11 million de tonnes, soutenues par une hausse de l’activité de mélange dans la région, selon Lars van Wageningen d’Insights Global.

Les stocks de gazole et de diesel ont diminué de 1 %, à 1,83 million de tonnes. Cette baisse intervient alors que la demande intérieure s’est affaiblie et que les importations ont augmenté, selon la même source.

Les stocks de kérosène et de carburant aviation ont reculé de 4,6 %, à 563 000 tonnes, sous l’effet d’une accélération des exportations vers le Royaume-Uni et d’une baisse des importations.

Les réserves de naphta sont également en baisse, à 376 000 tonnes, contre 431 000 tonnes une semaine plus tôt et 556 000 tonnes à la même période de l’année précédente.

Pour le Maroc, l’information centrale réside dans son apparition dans les flux de fioul lourd liés au hub ARA. Elle ne permet pas, à elle seule, de mesurer les volumes concernés ni leur destination finale sur le marché national, mais elle situe le Royaume dans les mouvements d’un produit dont les stocks européens sont tombés à un niveau historiquement bas depuis 2014.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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