Le Maroc poursuit son ancrage dans les pratiques du gouvernement ouvert, avec un bilan présenté comme solide dans le cadre du Open Government Partnership. Devant la Chambre des représentants, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a rappelé que le Royaume a déjà conduit trois plans d’action nationaux liés à ce mécanisme international.
Les deux premiers plans ont affiché des niveaux d’exécution élevés, avec 84 % pour le premier et 83 % pour le second. Le troisième, couvrant la période 2024-2028, a déjà atteint 55 % de réalisation, selon les chiffres communiqués par la ministre.
Amal El Fallah Seghrouchni a également mis en avant le cadre de gouvernance adopté par le Maroc, conçu selon les références internationales du gouvernement ouvert. Ce dispositif repose notamment sur un comité de supervision associant, à parts égales, l’administration et la société civile. Un portail national dédié a aussi été lancé. Il rassemble aujourd’hui plus de 1.000 associations.
Cette dynamique s’accompagne d’une reconnaissance au sein de l’OGP. Le Maroc a vu son mandat reconduit au comité directeur du partenariat, où il siégera jusqu’en 2027.
Le Royaume cherche aussi à peser davantage à l’échelle africaine. Les Assises africaines du gouvernement ouvert, organisées à Rabat, ont réuni plus de 400 participants. Elles ont débouché sur l’adoption de la Déclaration de Rabat, centrée sur la transparence, la participation citoyenne et le renforcement de la coopération entre pays africains.

