Le Maroc a renouvelé son soutien à l’Arabie saoudite après les attaques attribuées aux Houthis. Nasser Bourita a exprimé jeudi 17 septembre à New York la « solidarité absolue » du Royaume avec Riyad, à l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies organisée selon la formule Arria.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger s’est notamment arrêté sur l’attaque visant La Mecque. Il l’a condamnée dans les termes les plus fermes et a assuré du soutien du Maroc aux mesures prises par les autorités saoudiennes pour protéger leur territoire et leur population.
L’intervention marocaine s’inscrivait dans une réunion consacrée à la sécurité des routes maritimes internationales. Organisée par Bahreïn, elle portait sur la liberté de navigation dans un contexte marqué par les tensions autour de plusieurs passages stratégiques. La tenue de cette rencontre le 17 septembre et son thème sont également confirmés par les documents consacrés à la session et par l’ONU.
Nasser Bourita a notamment évoqué Bab al-Mandab. Selon le chef de la diplomatie marocaine, les actions des Houthis autour de ce passage illustrent les risques que des acteurs non étatiques peuvent faire peser sur des voies essentielles au commerce et à la navigation internationaux. Il a plaidé pour une adaptation des instruments de prévention et de gestion des crises face à l’évolution de ces menaces.
Le détroit d’Ormuz figurait également au cœur des échanges. Nasser Bourita a relevé les limites des dispositifs existants pour prévenir et traiter les crises susceptibles de perturber la circulation maritime, malgré l’existence d’un cadre juridique international.
Le Maroc a défendu à cette occasion une approche fondée sur la responsabilité des États riverains dans la gestion des détroits stratégiques. Nasser Bourita a notamment appelé à l’élaboration d’un code de conduite international pour encadrer cette responsabilité et renforcer la sécurité de ces passages.
La rencontre de New York intervenait alors que les tensions affectent simultanément plusieurs axes majeurs de navigation dans la région. Les discussions ont notamment porté sur la situation à Bab al-Mandab et sur les conditions de circulation dans le détroit d’Ormuz.


