Accueil Afrique À Addis-Abeba, le Maroc plaide pour la souveraineté sanitaire africaine

À Addis-Abeba, le Maroc plaide pour la souveraineté sanitaire africaine

À Addis-Abeba, le Maroc plaide pour la souveraineté sanitaire africaine
À Addis-Abeba, le Maroc plaide pour la souveraineté sanitaire africaine

À Addis-Abeba, le Maroc a porté la question du financement de la souveraineté sanitaire au plus haut niveau continental. Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a pris part vendredi aux travaux d’un dialogue stratégique consacré aux liens entre finances publiques et systèmes de santé, organisé par Africa CDC et le Groupe de la Banque africaine de développement, en marge du sommet de l’Union africaine .

La présence du Royaume à cette rencontre réunissant chefs d’État, ministres des finances et de la santé s’inscrit dans la vision de S.M le Roi Mohammed 6 en faveur d’une Afrique capable de maîtriser ses choix sanitaires et de renforcer la résilience de ses systèmes de santé . Rabat y défend une approche fondée sur l’autonomie, la coordination continentale et l’alignement des politiques budgétaires sur les priorités sanitaires.

Les échanges se sont tenus dans un contexte marqué par la contraction des financements extérieurs et par une pression croissante sur les budgets nationaux. Les participants ont plaidé pour un changement d’approche, en considérant la santé non plus comme une charge sociale mais comme un investissement stratégique susceptible de soutenir la stabilité et la croissance .

Le ministre marocain a insisté sur la nécessité de rapprocher durablement les sphères des finances et de la santé, en instaurant des mécanismes de planification intégrée et de mobilisation de ressources pérennes. Il a également mis en avant la production locale de médicaments et de vaccins ainsi que le renforcement des capacités de préparation et de riposte face aux pandémies .

Dans son intervention, Amine Tehraoui a rappelé l’effort budgétaire consenti par le Royaume. Le budget du ministère est passé d’environ 2 milliards de dollars en 2021 à plus de 4 milliards en 2026, traduisant une priorité politique affirmée. Il a toutefois souligné que l’enjeu réside autant dans l’efficacité de la dépense que dans son volume, appelant à une gestion plus performante et soutenable des ressources .

Le forum s’est conclu par l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba, qui jette les bases d’une coopération renforcée entre ministères des finances et de la santé et encourage la mise en place de mécanismes innovants pour réduire la dépendance extérieure du continent en période de crise .

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