Le déficit de liquidité bancaire a poursuivi son allègement au cours de la semaine écoulée, dans un contexte marqué par la stabilité du taux interbancaire et une intervention toujours soutenue de Bank Al-Maghrib. C’est le principal enseignement de la dernière note hebdomadaire de BMCE Capital Global Research (BKGR), consacrée au marché monétaire et obligataire.
Selon BKGR, le déficit moyen de liquidité s’est établi à 134,3 milliards de dirhams entre le 29 juillet et le 5 août, en baisse de 2,70 % sur une semaine. Dans le même temps, Bank Al-Maghrib a porté le volume de ses avances à sept jours à 53,9 milliards de dirhams, contre 44,1 milliards une semaine auparavant, afin d’assurer les besoins du système bancaire.
Le taux moyen pondéré sur le marché interbancaire est resté inchangé à 2,25 %, tandis que le MONIA a poursuivi son repli pour s’établir à 2,156 %. Les placements du Trésor ont également diminué, leur encours quotidien maximal revenant à 9,6 milliards de dirhams contre 16,5 milliards la semaine précédente.
Sur le marché primaire des bons du Trésor, BKGR relève une adjudication marquée par une demande limitée. Le Trésor n’a retenu que 800 millions de dirhams, soit 17 % des 4,6 milliards proposés. La totalité des levées a porté sur la maturité de 52 semaines, avec un taux limite de 2,3001 %, en légère hausse de 1,5 point de base.
Le marché secondaire a évolué dans une tendance globalement haussière. Les rendements des maturités à 13 semaines, 26 semaines et 52 semaines ont progressé respectivement de 1,67, 4,63 et 4,32 points de base. À l’inverse, la maturité à deux ans a enregistré un léger recul de 0,96 point de base.
Pour les prochaines semaines, BKGR anticipe une réduction des injections de liquidité de Bank Al-Maghrib, avec des avances à sept jours ramenées à 49,4 milliards de dirhams. La société de recherche estime par ailleurs que le Trésor conservera une gestion prudente de ses émissions obligataires, soutenu par un besoin de financement limité entre 5 et 5,5 milliards de dirhams en août et des tombées estimées à 4,5 milliards. Dans ce contexte, les taux courts devraient se stabiliser après les tensions observées récemment, tandis qu’une détente modérée pourrait se dessiner sur les maturités intermédiaires, sous l’effet d’une demande soutenue.


