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Le Groupe BCP affiche ses ambitions digitales en Afrique

Le Groupe BCP affiche ses ambitions digitales en Afrique

À Marrakech, le Groupe BCP a profité de sa présence au GITEX Africa Morocco 2026 pour afficher ses ambitions sur le continent. Pendant trois jours, du 7 au 9 avril, le groupe bancaire a multiplié les annonces, les signatures de partenariats et les prises de parole autour de sa stratégie digitale à horizon 2030.

Le groupe a structuré sa participation autour de quatre grands axes, allant de la banque augmentée au développement africain, en passant par les services digitaux et l’intelligence artificielle. Son objectif affiché est de transformer en profondeur ses modèles opérationnels afin de proposer une expérience plus fluide, plus rapide et plus accessible à ses clients sur l’ensemble du continent.

Au cœur de cette stratégie, le groupe mise sur le développement des paiements digitaux et l’intégration de l’intelligence artificielle dans ses activités. Sa filiale Payment Center for Africa joue un rôle central dans la gestion des transactions monétiques africaines et le déploiement des solutions de paiement digital. Le groupe a également annoncé le lancement d’une plateforme baptisée AI Agentic Factory, destinée à renforcer l’automatisation, le scoring crédit, la détection de fraude et la personnalisation de la relation client.

Cette transformation s’appuie aussi sur plusieurs alliances technologiques. Le groupe a conclu de nouveaux accords avec Huawei pour renforcer ses infrastructures cloud et ses capacités de traitement de données, avec Microsoft pour accélérer l’automatisation et les usages de l’intelligence artificielle générative, ainsi qu’avec Mastercard afin de consolider ses solutions de paiement digital.

Le groupe met également en avant l’essor de ses usages digitaux. Son application mobile Pocket Bank est passée de 300 000 utilisateurs en 2015 à 3,5 millions en 2026. Le paiement mobile représente désormais 85 % du volume total des transactions réalisées par ses clients. Cette progression rapide s’accompagne toutefois d’une exposition croissante aux risques cyber. Au Maroc, les tentatives de cyberattaques sont passées de 12 millions en 2024 à 46 millions en 2025, poussant le groupe à renforcer ses dispositifs de sécurité et de détection des fraudes.

Pour les particuliers et les professionnels, le groupe poursuit le développement de ses outils numériques avec Pocket Bank et Swipe, qui permettent d’accéder aux principaux services bancaires depuis un smartphone. Les entreprises disposent de solutions dédiées comme BPI Corporate, TradeNET et Pay Direct.

Au-delà de la banque, le groupe veut également élargir son écosystème numérique. Sa filiale M2T a signé plusieurs accords avec des acteurs spécialisés. Le partenariat avec Pluxee Maroc vise à digitaliser les chèques repas et cadeaux. Celui conclu avec Wraqi doit permettre au réseau Chaabi Cash de proposer des services administratifs de proximité, comme l’émission de certificats de résidence ou la certification de documents. Enfin, la fintech Skypay accompagnera le groupe dans le développement du paiement mobile par QR code.

L’intelligence artificielle est également mobilisée pour renforcer l’inclusion financière. Attawfiq Microfinance s’appuie sur des données alternatives pour évaluer la solvabilité de populations qui échappent au circuit bancaire traditionnel, notamment les artisans, les travailleurs informels ou les micro-entrepreneurs. De son côté, la Fondation Création d’Entreprises utilise l’IA pour affiner l’accompagnement des porteurs de projets et adapter les solutions à leurs besoins.

Présent dans plus de vingt pays africains, le groupe entend enfin consolider son ancrage continental. Sa fintech ouest-africaine Wizall et sa filiale Atlantic Microfinance For Africa doivent permettre d’élargir l’accès aux services financiers dans plusieurs pays du continent. Dans cette logique, BCP International a également signé un partenariat avec l’Université Internationale de Rabat afin de faciliter l’accès des étudiants subsahariens à l’enseignement supérieur au Maroc et de renforcer la mobilité académique africaine.

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