Le HCP anticipe une croissance de 5,4 % au troisième trimestre

L’économie marocaine continuerait de gagner en vigueur en 2026. Dans son dernier point de conjoncture, le Haut-Commissariat au Plan prévoit une croissance de 4,8 % au deuxième trimestre, avant une accélération à 5,4 % au troisième trimestre, portée par le redressement de l’agriculture, la résilience des services et une reprise progressive de l’activité industrielle.

Après un début d’année marqué par le ralentissement des activités industrielles traditionnelles, le HCP estime que les principaux moteurs de la croissance se renforcent progressivement. Les bonnes performances agricoles, favorisées par une campagne plus favorable, devraient continuer de soutenir l’économie, tandis que les services, notamment le tourisme, le commerce et les transports, conserveraient leur dynamisme.

L’institution prévoit également une amélioration des filières manufacturières au troisième trimestre. Les industries extractives devraient profiter d’une reprise de la demande internationale en engrais, alors que les secteurs automobile et aéronautique continueraient de bénéficier de débouchés extérieurs solides.

La consommation des ménages resterait le principal moteur de la croissance. Le HCP table sur une progression de 4,9 % au troisième trimestre, soutenue par l’amélioration des revenus, notamment en milieu rural, ainsi que par des conditions de financement toujours favorables. L’investissement productif retrouverait également un rythme plus soutenu, grâce aux projets d’infrastructures portuaires, routières et hydrauliques.

L’inflation devrait, de son côté, rester contenue. Après 1,1 % au deuxième trimestre, elle atteindrait 1,2 % au troisième, sous l’hypothèse d’un baril de Brent stabilisé autour de 85 dollars.

Le HCP souligne toutefois que les tensions géopolitiques demeurent le principal facteur d’incertitude. La poursuite des conflits et leurs répercussions sur les prix de l’énergie, le commerce international et les coûts de production pourraient peser sur ce scénario, même si les fondamentaux de l’économie marocaine restent jugés solides grâce au redressement de l’agriculture, à la vigueur de la demande intérieure et à des conditions monétaires favorables.

L'invité du Nouvelliste Maroc

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