D’après la note « Fixed Income Weekly » publiée le 22 janvier 2026 par BMCE Capital Global Research, le marché monétaire est resté stable au cours de la semaine close le 22 janvier, malgré une légère hausse du déficit de liquidité bancaire, qui atteint 140,3 milliards de dirhams. Cette tension marginale s’est accompagnée d’un recours accru des banques aux avances à 7 jours de Bank Al-Maghrib, dont le volume s’est établi à 57,8 milliards de dirhams, en progression de 4,1 milliards. Parallèlement, les placements du Trésor ont été plus soutenus, avec un pic d’encours quotidien à 12,2 milliards contre 8,7 milliards une semaine plus tôt. Les taux restent inchangés, avec un TMP à 2,25 % et un taux MONIA légèrement en repli à 2,224 %.
Sur le marché primaire, la dernière adjudication a été marquée par une concentration des levées sur la maturité 2 ans. Le Trésor a mobilisé 4,78 milliards de dirhams, soit 73 % du montant proposé, avec un taux limite en nette hausse à 2,7942 %. Cette progression de 23,5 points de base rapproche désormais le rendement à 2 ans de celui de la ligne à 5 ans, qui culmine à 2,807 %. Aucun montant n’a été retenu pour les maturités à 13 et 52 semaines.
La tendance haussière s’est également confirmée sur le marché secondaire, où les rendements ont fortement progressé, en particulier sur les maturités courtes. Les hausses les plus marquées concernent les lignes à 2 ans (+15,47 pdb), 5 ans (+14,43 pdb), 52 semaines (+11,53 pdb) et 26 semaines (+9,27 pdb). La courbe des taux affiche une remontée généralisée, reflet d’un contexte de pression accrue sur les taux souverains.
Du côté des prévisions, Bank Al-Maghrib devrait réduire le volume de ses interventions hebdomadaires, ramenant ses avances à 7 jours à 52,2 milliards de dirhams. Les perspectives obligataires restent orientées à la hausse à court terme, dans le sillage des tensions observées sur le marché secondaire. Toutefois, l’excédent de financement du Trésor – qui a levé 18,45 milliards pour un besoin initialement annoncé à 15,5 milliards – pourrait amortir cette pression sur le marché primaire, à condition que les échéances moyennes et longues ne soient pas, elles aussi, touchées lors des prochaines séances.
Enfin, du côté de la dette privée, deux nouvelles émissions ont été enregistrées : SOFAC CRÉDIT pour une durée de 5 ans à 3,21 %, et WAFASALAF sur 3 ans à 3,06 %.
