L’annonce de la construction à Hanoï d’un stade de 135 000 places relance la compétition symbolique autour des grandes enceintes sportives mondiales. Baptisé Trong Dong, le projet vietnamien, dont la livraison est annoncée pour 2028, dépasserait en capacité le futur Grand Stade Hassan II au Maroc, prévu pour accueillir 120 000 spectateurs dans la perspective de la Coupe du monde 2030.
Pour le Royaume, l’enjeu dépasse la seule question des chiffres. Le Grand Stade Hassan II s’inscrit dans une stratégie nationale structurée autour de l’organisation du Mondial 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. L’infrastructure marocaine répond d’abord à un cahier des charges précis, aligné sur les standards de la FIFA, avec une intégration dans un réseau d’équipements modernisés à l’échelle nationale.
Là où le Vietnam mise sur un record de capacité, le Maroc avance un projet intégré à une dynamique globale de développement sportif, touristique et urbain. Le futur stade marocain doit s’inscrire dans un écosystème comprenant transports, hôtellerie, services et infrastructures d’accompagnement, avec un objectif clair de valorisation durable du territoire.
Le projet vietnamien, lancé en décembre 2025 aux abords de Hanoï, s’appuie sur une architecture inspirée du patrimoine Dong Son et prévoit un toit rétractable de grande dimension. Il s’intègre dans une vaste cité olympique annoncée sur plusieurs milliers d’hectares. De son côté, le Grand Stade Hassan II s’inscrit dans la préparation d’un événement planétaire déjà attribué, ce qui lui confère une visibilité institutionnelle et sportive immédiate.
Avec 120 000 places, l’enceinte marocaine se positionnera parmi les plus grandes au monde, tout en répondant à une logique d’exploitation réaliste dans le cadre des grandes compétitions internationales. L’objectif affiché est d’assurer un héritage durable au-delà du Mondial 2030, en renforçant l’attractivité du Royaume et en consolidant son statut de hub sportif régional et continental.
Dans cette course aux stades monumentaux, le Vietnam cherche à marquer les esprits par l’ampleur de son projet. Le Maroc, lui, avance avec un calendrier déjà inscrit dans l’agenda mondial du football et une stratégie adossée à un événement majeur confirmé.
