La Société Nationale d’Électrolyse et de Pétrochimie poursuit son désendettement sans sacrifier la progression de son activité. Au 30 juin 2026, son endettement financier s’établissait à 732,9 millions de dirhams, contre 820,7 millions à fin décembre 2025, soit une diminution de 10,7 %.
Cette baisse représente 87,8 millions de dirhams en six mois. Elle s’accompagne d’un recul de 9,3 % de la dette nette, ramenée à 661,8 millions de dirhams. Les engagements liés au leasing diminuent plus fortement encore, de 21,9 %, pour atteindre 71,1 millions.
Dans le même temps, l’activité conserve une orientation favorable. Le chiffre d’affaires a atteint 186,6 millions de dirhams au deuxième trimestre, en progression de 7,8 % sur un an. Sur l’ensemble du premier semestre, il ressort à 379,3 millions de dirhams, contre 359,8 millions un an auparavant, soit une hausse de 5,4 %.
La SNEP attribue cette évolution à la bonne tenue des produits vinyliques et d’électrolyse. La période reste toutefois marquée par plusieurs contraintes, parmi lesquelles une pression persistante sur les prix internationaux du PVC, les tensions géopolitiques et la hausse des coûts de certaines matières premières.
L’effort d’investissement s’est parallèlement réduit. Les dépenses engagées au premier semestre atteignent 7,1 millions de dirhams, en baisse de 52 % sur un an. Au seul deuxième trimestre, elles se sont limitées à 3,5 millions, contre 10,3 millions durant la même période de 2025. Ces investissements s’inscrivent dans un programme destiné à renforcer l’efficacité énergétique et les performances opérationnelles.
Pour la suite de l’exercice, la SNEP entend maintenir une gestion rigoureuse de ses ressources tout en poursuivant l’amélioration de son outil industriel. L’entreprise prévoit également de consolider ses positions sur ses marchés historiques des produits vinyliques et de renforcer sa croissance dans le segment de l’électrolyse.


