À quelques jours du retrait officiel des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé, l’agence onusienne met en garde contre les conséquences de cette décision unilatérale, prise sous l’administration Trump.
Depuis Genève, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné mardi les risques majeurs liés à ce désengagement, estimant qu’il affaiblit non seulement la position sanitaire des États-Unis, mais compromet également la sécurité collective à l’échelle mondiale. Selon lui, cette rupture de coopération constitue une perte directe pour Washington comme pour la communauté internationale.
L’OMS insiste sur l’importance de la coordination globale en matière de santé publique, notamment face aux menaces épidémiques. « Aucun pays ne peut se considérer en sécurité s’il agit seul », a rappelé le Dr Tedros, mettant en cause l’efficacité d’une approche isolée dans un contexte où les virus, eux, ne connaissent pas de frontières.
Ce retrait américain, annoncé au plus fort de la pandémie, intervient alors que la coopération internationale reste un levier crucial pour anticiper, surveiller et contenir les crises sanitaires. En se retirant du système multilatéral de veille et de réponse, les États-Unis tournent le dos à un outil qu’ils ont eux-mêmes contribué à bâtir et à financer depuis sa création.
