La société britannique Aterian, spécialisée dans l’exploration de minéraux critiques, renforce sa présence au Maroc. L’entreprise vient d’annoncer avoir obtenu des résultats qualifiés d’« encourageants » sur son projet de cuivre-argent situé à Agdz Est, dans le sud du Royaume.
Les derniers échantillons de surface ont révélé plusieurs zones de failles minéralisées portant des concentrations significatives de cuivre et d’argent. Aterian estime que ces résultats marquent une étape clé dans le développement du projet. Ils « renforcent considérablement la confiance de la société dans l’avancement du projet Agdz vers une évaluation par forage », peut-on lire dans son communiqué.
Ce permis, détenu à 100 % par la société, s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification géographique d’Aterian sur le continent africain. La société est également active au Rwanda et au Botswana, où elle poursuit des travaux sur le bassin de Sua Pan. Dans ce dernier pays, Aterian a confirmé la présence de saumures hautement salines et riches en sodium, ouvrant la voie à une éventuelle valorisation du carbonate de sodium, un composé chimique d’importance industrielle.
Pour Charles Bray, président exécutif d’Aterian, cette étape au Botswana « permet d’évaluer Sua Pan sous un angle plus large et axé sur la valeur », tandis que le projet marocain d’Agdz progresse vers une phase exploratoire plus avancée. L’entreprise entend désormais consolider sa présence dans les territoires où l’accès aux ressources stratégiques devient un enjeu à la fois économique et géopolitique.
