Maroc Telecom s’apprête à relancer son programme de rachat d’actions avec un dispositif encadré et calibré pour soutenir la liquidité de son titre en Bourse. Le projet, validé par le Conseil d’administration en février, doit être soumis aux actionnaires lors de l’Assemblée générale prévue le 26 mars 2026.
L’opérateur prévoit de pouvoir intervenir sur un maximum de 1,5 million d’actions, soit 0,17 % de son capital. L’enveloppe mobilisable atteint 255 millions de dirhams, financée sur la trésorerie disponible. La durée d’exécution s’étend sur dix-huit mois, du 10 avril 2026 au 9 octobre 2027.
Le mécanisme repose sur des interventions à l’achat et à la vente afin de fluidifier les échanges sur le marché. Le groupe exclut toute logique spéculative ou de soutien artificiel du cours. Les titres acquis ne sont pas destinés à être annulés ni redistribués, mais à accompagner le fonctionnement du marché.
Les bornes d’intervention ont été fixées dans une fourchette comprise entre 78 dirhams pour les ventes et 170 dirhams pour les achats. Ce cadrage repose sur l’évolution récente du titre, qui a oscillé entre 82,90 dirhams et 126,90 dirhams en clôture sur la période allant de début 2025 à fin janvier 2026.
Sur cette même période, l’action a affiché une progression notable, avec un gain de plus de 29 % à Casablanca et de plus de 23 % à Paris. L’année a été marquée par plusieurs phases, d’abord une hausse soutenue en début d’année, puis une période de stabilisation avant un repli à partir de septembre.
Pour accompagner ce programme, un contrat de liquidité sera mis en place, portant sur un maximum de 300 000 actions. Sa gestion sera confiée à un prestataire indépendant chargé d’intervenir régulièrement sur le marché, dans le respect des règles fixées par l’Assemblée générale et la réglementation en vigueur.
Maroc Telecom inscrit cette initiative dans la continuité de ses pratiques. Depuis 2007, le groupe renouvelle chaque année ce type de dispositif. Le programme soumis en 2026 correspond au dix-neuvième du genre.
L’exécution opérationnelle reposera sur Rothschild Martin Maurel, déjà en charge du dispositif, avec un relais local assuré à Casablanca. Le groupe précise qu’il n’interviendra pas directement dans les décisions d’achat ou de vente, afin de garantir l’indépendance des opérations.
